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Classé dans : Marketing des destinations — Jean-Michel Perron @ 22 h 14 min

Pour leur marketing, j’entends des entreprises et des régions touristiques ne jurer que par Internet, les médias sociaux et le dieu Google (pour le référencement de leur site Web).  Ça me fait sourire. Car le Web 2.0, les médias sociaux, c’est un immense laboratoire où personne n’a encore trouvé la recette magique en marketing touristique.  

Participer aux conversations sur Internet, faire éclater ses contenus textuels et visuels en dehors de son site Web sur les Facebook, Twitter et YouTube de notre monde virtuel est l’objectif de l’heure. Avec raison. Il est vrai que nos touristes potentiels s’y trouvent, mais est-ce que les résultats sont vraiment au rendez-vous ? Est-ce que l’objectif premier pour une PME touristique ou une ATR est de faire rêver le cybertouriste par un site Web avant tout trippant (avant d’être parfaitement googlelisé pour le référencement)  demeure ? J’en doute… Il ne sert absolument à rien de convaincre des milliers d’internautes de venir sur votre site Web s’ils ne sont pas réellement des clients potentiels ou si votre site ne réussit pas à les faire vibrer et à les accrocher.

Je salue l’audace de Tourisme Montréal d’innover autant sur Internet, comme aucune autre ville au monde ! Mais lorsque j’entends sur les ondes de Radio-Canada que l’un des impacts pour eux d’avoir investi pratiquement 100 % de leur budget marketing sur le Web a été une hausse de 16 % de l’achalandage sur leur site depuis 1 an, je ne peux m’empêcher de penser qu’avec un budget à 60 % sur le Web et 40 % dans les médias traditionnels, peut-être que la hausse aurait été de 25 % ou de 50 % avec des internautes à haut potentiel…. Surtout, quand je vois une statistique comme celle-ci en France  qui démontre qu’Internet n’est pas l’unique outil (et de loin à 22% !) d’influence  pour le choix d’une destination:

 

 France

 

Je salue également mes amis de Tourisme Mauricie pour leur volonté d’innover à bien des niveaux. Ils sont probablement la région touristique qui se pose le plus les vraies questions pour mieux performer.  Mais lorsque je vois les données suivantes (dans le tableau ci-après) comme étant des résultats probants d’une efficacité sur le Web 2.0, je constate certes  une hausse appréciable du nombre de visiteurs uniques en 1 mois (11 807 en 2008 à 22 396 en 2009) avec le double de sources, MAIS des baisses élevées au niveau de la qualité des internautes : 4,91 pages vues versus 7,59 pages en 2008; 03min59sec temps moyen passé sur le site versus 05min15sec  en 2008 et surtout un taux de rebond (le % d’internautes qui ne consultent qu’une seule page) qui est passé de 29,83% à 45,21%. Un visiteur sur deux n’était pas intéressé par les contenus de leur site Web !

 

 Tmauricie

 

  

La seule mesure sérieuse pour une destination touristique ou une entreprise est l’augmentation du taux de conversion entre les demandes de renseignements et les réservations réelles auprès de leurs membres. Du trafic pour du trafic sur un site Web ne peut être LA  mesure de performance.

À vous de jouer!

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7 commentaires

  • Gaston Aubre

    Enfin, le chat sort du sac ! Il est temps que la « magie » du web fasse ses preuves, tout comme les médias dits traditionnels ont dû faire leur preuve. Comme le dit si bien Jean-Michel, ce qui compte, c’est le taux de conversion. Combien avons-nous vendu de plus, par rapport à une période similaire comparable ? Bien sûr, le Web est incontournable, essentiel… dans une chaîne de communications. Je vois tellement de gourous du Web actuellement, ils me font penser aux « belles » années de la pub où celle-ci était pour régler tous les maux de nos clients. Bons sang, évitons donc de faire la même erreur et souhaitons que le Web nous rende….plus intelligents ! Bravo Jean-Michel pour oser dire haut et fort ce que beaucoup de gens du milieu dit « traditionnel » pensent tout bas de peur de passer pour encore plus « loosers » qu’ils ne sont perçus actuellement !

  • David Gamache Antaya

    Le Web 2.0 n’est pas une fin en soit. Il fait partie d’une stratégie de mix-marketing complète. La vraie nouveauté est que les visiteurs (clients) peuvent donner leurs commentaires et font autorité auprès d’autres visiteurs (clients). Rôle qui était réservé par le passé : aux journalistes jusqu’à tout récemment et à la publicité dans un passé plus lointain. Il offre donc la possibilité de connaître les perceptions des clients et de communiquer avec eux à peu de frais. Par exemple : un hôtelier pour qui plusieurs commentaires disent que les chambres doivent être rénovées devrait (de façon simpliste) : rénover ses chambres et le dire à la communauté avant d’essayer d’inviter le plus de gens possible via la publicité ou autres efforts marketing.

    Mais au final : le produit est et restera le roi!

  • Anaïs Laurent

    En ce qui concerne le site de Tourisme Mauricie, une fois enlevé le nombre de visteurs n’ayant visité qu’une de nos pages, cela nous laisse toute de même une augmentation de plus de 50% du nombre de visites « qualifiées », ce qui constitue une performance plus que probante à nos yeux. De plus, la grande perméabilité de notre site aux moteurs de recherche fait que nous sommes beaucoup plus présents dans les résultats et que, ce faisant, il se peut qu’en touchant un beaucoup plus public large, nous augmentons de fait le risque de moins de pertinence. En outre, je ne suis pas prête à dire que la diminution du temps passé sur le site soit dans tous les cas un signe de désintéressement du visiteur qui peut tout aussi bien avoir trouvé plus rapidement ce qu’il y cherchait. Enfin, en ce qui a trait au retour sur investissement, une donnée tangible à notre disposition est que la valeur des hyperliens pointant dorénavant vers notre site est de 2 x celle du montant qui y a été investi, ce qui est plus que satisfaisant. Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle façon de faire nécessite des ajustements et à la vitesse où les technologies et le consommateur évoluent, ce n’est pas prêt de ralentir. Nous sommes dans cette mouvance avec lui et il faudra plus d’une année pour dresser un bilan réaliste.

  • Jean-Michel Perron

    Pierre. (Tourisme Montréal)

    Je sais, il est impensable et prétentieux de ma part de remettre en question votre engagement à 100% sur Internet et les médias sociaux. Qui suis-je pour oser défier votre certitude ?

    Mais sérieusement et encore une fois: peut-on, dans notre industrie, avoir des opinions sans avoir à subir du discrédit ? Est-ce qu’on peut sortir du moule de la pensée unique dans le Québec touristique sans qu’on tente, avec condescendance de discréditer le trouble-fête du statut quo et des  » certitudes incontestables  » ? Peut-on penser pouvoir argumenter au lieu de personnaliser les rares débats lorsqu’ils se produisent ?

    Si tu n’es pas d’accord avec mes propos, peux-tu venir ici nous (les 500 lecteurs abonnés à ce blogue et moi-même) démontrer comment les médias sociaux impactent sur la performance touristique de Montréal, c’est à dire sur le nombre de visiteurs et les retombées sur l’achalandage de vos membres ? Et comment les millions que vous y investissez sont plus performants que de faire du mix-marketing alors qu’un bon pourcentage de vos touristes potentiels n’utilisent ni les sites Web, ni les médias sociaux pour choisir une destination ? Toute notre industrie gagnerait à bénéficier de vos expériences.

    Quand la journaliste de Radio-Canada mentionne que les retombées des stratégies des médias sociaux de Tourisme Montréal: c’est une hausse de 16 % de l’achalandage de votre site Web, je ne l’ai pas inventé et le but de mon carnet est de dire qu’une hausse de l’achalandage sur un site Web ne veut pas dire automatiquement une meilleure performance pour la destination. Et que peut-être, utiliser certains médias traditionnels en complémentarité, mais très bien ciblés, pourraient amener encore plus de clients potentiels réels vers votre site Web ?

    La pensée unique et les  » non remises en question « ne nous feront pas grandir…

    Le Web participtif, c’est aussi écouter et respecter ce que l’autre a à dire même si on n’est pas d’accord.

    Sans rancune.

  • Pierre Bellerose

    Jean-Michel,

    Je ne partage votre scepticisme. Les résultats de Tourisme Montréal sont excellents dans une année où les marchés internationaux furent partout dépressifs.

    Je trouve de plus que vos commentaires sont parfois « créatifs » et je vous cite « je ne peux m’empêcher de penser qu’avec un budget à 60 % sur le Web et 40 % dans les médias traditionnels, peut-être que la hausse aurait été de 25 % ou de 50 % avec des internautes à haut potentiel… ». Vous y allez de vos propres prévisions de résultats et basés sur quoi!?!

    Les choses changent et il faut suivre les consommateurs vers leurs nouvelles habitudes sans perdre les bons acquis. Votre article me semble refléter une pensée de l’ancien monde…

  • Cyr, M-A

    Merci beaucoup de partager vos informations avec nous… cela ajoute de la nuance aux réflexions !

  • JEAN-PIERRE RANGER

    MON COMMENTAIRE PEUT-ÊTRE UTILE AUX ENTREPRISES
    DONT LE RAYONNEMENT EST LIMITÉ (COMME POUR NOUS):
    NOUS SOMMES UN ATTRAIT, PAS UNE RÉGION.

    LE PARC SAFARI A UN SITE DEPUIS LE DÉBUT DU WEB.
    PLUS DE 500 000 VISITEURS UNIQUES, 6,5 PAGES CONSULTÉES.
    EN 2008 ET 2009, DES ACHATS DE MOTS CLÉS ET DE PUB
    ( 20 ET 30 000$) FURENT DÉCEVANTS;
    TRÈS PEU DE VENTES « VÉRIFIABLES ».

    LE SEUL MOT CLÉ INTÉRESSANT POUR NOUS
    EST  » PARC SAFARI *
    C’EST LE NOM DE NOTRE ENTREPRISE
    IL NE COÛTE RIEN, C’EST NOTRE NOM, VÉHICULÉ DEPUIS 1972.
    DANS LES ANNÉES ‘93 ET SUIVANTES NOUS INVESTISSIONS QUELQUES MILLIERS DE DOLLARS.
    AUJOURD’HUI NOUS INVESTISSONS DE 2 À 4% DU BUDGET « MISE EN MARCHÉ » POUR MAINTENIR NOTRE SITE ET LE MODIFIER.
    100% DE NOS ACHATS EN MÉDIAS TRADITIONNELS, DÉPLIANTS, PROMO, BONS RABAIS, RÉFÈRENT À NOTRE SITE WEB.

    LA RECHERCHE ANNUELLE AUPRÈS DES INVITÉS
    DONNENT LES RÉSULTATS SUIVANTS POUR LA PÉRIODE ALLANT DE 2006 À 2009 :
    ( QUESTIONNAIRES COMPLÉTÉS ET ENTREVUES SUR LE SITE )
    A- … EN MOYENNE 66% DES INVITÉS SONT VENUS AU PARC SAFARI AU COUR DES TROIS DERNIÈRES ANNÉES.
    B- … 85% ONT VU LA PUB OU UN REPORTAGE À LA TÉLÉ.
    C- … 25% ONT ENTENDU LA PUB, UNE ENTREVUE RADIO OU ENTENDU UNE PROMO.
    D- … 12% ONT VU LA PUB DANS UN GUIDE OU DANS UN MÉDIA IMPRIMÉ (-DÉPLIANT DU PARC -HEBDO -QUOTIDIEN
    -GUIDE-PROMO AVEC UN PARTENAIRE ).
    E- … 85% ONT VISITÉ LE SITE DU PARC SAFARI.
    F- … 90% ONT TAPÉ PARCSAFARI.COM DIRECTEMENT
    G- … PEU, UN NOMBRE TRÈS TRÈS FAIBLE, SONT VENUS SUR NOTRE SITE VIA DES PUBS PAYÉS POUR ÊTRE
    SUR UN AUTRE SITE.

    VOICI CE QUE NOUS PRIVILÉGIONS EN MATIÈRE DE MARKETING;
    PREMIÈRE STRATÉGIE …
    OFFRIR LE MEILLEUR SERVICE ET LE RÉFÉRENCEMENT.
    EN OFFRANT UNE EXPÉRIENCE MÉMORABLE À NOS INVITÉS
    NOUS ATTEIGNONS DE NOUVEAUX CLIENTS « POTENTIELS » PAR LE BOUCHE À OREILLES.

    LA SECONDE STRATÉGIE …
    ÉTENDRE LE MARCHÉ POTENTIEL.
    EN FORGEANT DES ALLIANCES AVEC LES AUTRES ATTRAITS DE NOTRE RÉGION ET AVEC SES LIEUX D’HÉBERGEMENT, INVESTIR DANS NOS MARCHÉS IMMÉDIATS ET PROGRESSIVEMENT, DE + EN + $ , DANS LES MARCHÉS LIMITROPHES.
    NOUS FAISONS DES FORFAITS DEPUIS 1973.

    NOUS CROYONS AU WEB COMME SUPPORT AUX MÉDIAS TRADITIONNELS.
    POUR LE PARC SAFARI
    LE WEB JOUE UN RÔLE D’APPUI ET NON UN RÔLE DE JOUEUR D’ATTAQUE.

    J-P RANGER PARC SAFARI, 450-247-2727 POSTE 2205

7 commentaires »

  1. MON COMMENTAIRE PEUT-ÊTRE UTILE AUX ENTREPRISES
    DONT LE RAYONNEMENT EST LIMITÉ (COMME POUR NOUS):
    NOUS SOMMES UN ATTRAIT, PAS UNE RÉGION.

    LE PARC SAFARI A UN SITE DEPUIS LE DÉBUT DU WEB.
    PLUS DE 500 000 VISITEURS UNIQUES, 6,5 PAGES CONSULTÉES.
    EN 2008 ET 2009, DES ACHATS DE MOTS CLÉS ET DE PUB
    ( 20 ET 30 000$) FURENT DÉCEVANTS;
    TRÈS PEU DE VENTES « VÉRIFIABLES ».

    LE SEUL MOT CLÉ INTÉRESSANT POUR NOUS
    EST  » PARC SAFARI *
    C’EST LE NOM DE NOTRE ENTREPRISE
    IL NE COÛTE RIEN, C’EST NOTRE NOM, VÉHICULÉ DEPUIS 1972.
    DANS LES ANNÉES ‘93 ET SUIVANTES NOUS INVESTISSIONS QUELQUES MILLIERS DE DOLLARS.
    AUJOURD’HUI NOUS INVESTISSONS DE 2 À 4% DU BUDGET « MISE EN MARCHÉ » POUR MAINTENIR NOTRE SITE ET LE MODIFIER.
    100% DE NOS ACHATS EN MÉDIAS TRADITIONNELS, DÉPLIANTS, PROMO, BONS RABAIS, RÉFÈRENT À NOTRE SITE WEB.

    LA RECHERCHE ANNUELLE AUPRÈS DES INVITÉS
    DONNENT LES RÉSULTATS SUIVANTS POUR LA PÉRIODE ALLANT DE 2006 À 2009 :
    ( QUESTIONNAIRES COMPLÉTÉS ET ENTREVUES SUR LE SITE )
    A- … EN MOYENNE 66% DES INVITÉS SONT VENUS AU PARC SAFARI AU COUR DES TROIS DERNIÈRES ANNÉES.
    B- … 85% ONT VU LA PUB OU UN REPORTAGE À LA TÉLÉ.
    C- … 25% ONT ENTENDU LA PUB, UNE ENTREVUE RADIO OU ENTENDU UNE PROMO.
    D- … 12% ONT VU LA PUB DANS UN GUIDE OU DANS UN MÉDIA IMPRIMÉ (-DÉPLIANT DU PARC -HEBDO -QUOTIDIEN
    -GUIDE-PROMO AVEC UN PARTENAIRE ).
    E- … 85% ONT VISITÉ LE SITE DU PARC SAFARI.
    F- … 90% ONT TAPÉ PARCSAFARI.COM DIRECTEMENT
    G- … PEU, UN NOMBRE TRÈS TRÈS FAIBLE, SONT VENUS SUR NOTRE SITE VIA DES PUBS PAYÉS POUR ÊTRE
    SUR UN AUTRE SITE.

    VOICI CE QUE NOUS PRIVILÉGIONS EN MATIÈRE DE MARKETING;
    PREMIÈRE STRATÉGIE …
    OFFRIR LE MEILLEUR SERVICE ET LE RÉFÉRENCEMENT.
    EN OFFRANT UNE EXPÉRIENCE MÉMORABLE À NOS INVITÉS
    NOUS ATTEIGNONS DE NOUVEAUX CLIENTS « POTENTIELS » PAR LE BOUCHE À OREILLES.

    LA SECONDE STRATÉGIE …
    ÉTENDRE LE MARCHÉ POTENTIEL.
    EN FORGEANT DES ALLIANCES AVEC LES AUTRES ATTRAITS DE NOTRE RÉGION ET AVEC SES LIEUX D’HÉBERGEMENT, INVESTIR DANS NOS MARCHÉS IMMÉDIATS ET PROGRESSIVEMENT, DE + EN + $ , DANS LES MARCHÉS LIMITROPHES.
    NOUS FAISONS DES FORFAITS DEPUIS 1973.

    NOUS CROYONS AU WEB COMME SUPPORT AUX MÉDIAS TRADITIONNELS.
    POUR LE PARC SAFARI
    LE WEB JOUE UN RÔLE D’APPUI ET NON UN RÔLE DE JOUEUR D’ATTAQUE.

    J-P RANGER PARC SAFARI, 450-247-2727 POSTE 2205

    Comment par JEAN-PIERRE RANGER — 31 janvier 2010 @ 12 h 08 min

  2. Merci beaucoup de partager vos informations avec nous… cela ajoute de la nuance aux réflexions !

    Comment par Cyr, M-A — 1 février 2010 @ 8 h 40 min

  3. Jean-Michel,

    Je ne partage votre scepticisme. Les résultats de Tourisme Montréal sont excellents dans une année où les marchés internationaux furent partout dépressifs.

    Je trouve de plus que vos commentaires sont parfois « créatifs » et je vous cite « je ne peux m’empêcher de penser qu’avec un budget à 60 % sur le Web et 40 % dans les médias traditionnels, peut-être que la hausse aurait été de 25 % ou de 50 % avec des internautes à haut potentiel… ». Vous y allez de vos propres prévisions de résultats et basés sur quoi!?!

    Les choses changent et il faut suivre les consommateurs vers leurs nouvelles habitudes sans perdre les bons acquis. Votre article me semble refléter une pensée de l’ancien monde…

    Comment par Pierre Bellerose — 4 février 2010 @ 10 h 53 min

  4. Pierre. (Tourisme Montréal)

    Je sais, il est impensable et prétentieux de ma part de remettre en question votre engagement à 100% sur Internet et les médias sociaux. Qui suis-je pour oser défier votre certitude ?

    Mais sérieusement et encore une fois: peut-on, dans notre industrie, avoir des opinions sans avoir à subir du discrédit ? Est-ce qu’on peut sortir du moule de la pensée unique dans le Québec touristique sans qu’on tente, avec condescendance de discréditer le trouble-fête du statut quo et des  » certitudes incontestables  » ? Peut-on penser pouvoir argumenter au lieu de personnaliser les rares débats lorsqu’ils se produisent ?

    Si tu n’es pas d’accord avec mes propos, peux-tu venir ici nous (les 500 lecteurs abonnés à ce blogue et moi-même) démontrer comment les médias sociaux impactent sur la performance touristique de Montréal, c’est à dire sur le nombre de visiteurs et les retombées sur l’achalandage de vos membres ? Et comment les millions que vous y investissez sont plus performants que de faire du mix-marketing alors qu’un bon pourcentage de vos touristes potentiels n’utilisent ni les sites Web, ni les médias sociaux pour choisir une destination ? Toute notre industrie gagnerait à bénéficier de vos expériences.

    Quand la journaliste de Radio-Canada mentionne que les retombées des stratégies des médias sociaux de Tourisme Montréal: c’est une hausse de 16 % de l’achalandage de votre site Web, je ne l’ai pas inventé et le but de mon carnet est de dire qu’une hausse de l’achalandage sur un site Web ne veut pas dire automatiquement une meilleure performance pour la destination. Et que peut-être, utiliser certains médias traditionnels en complémentarité, mais très bien ciblés, pourraient amener encore plus de clients potentiels réels vers votre site Web ?

    La pensée unique et les  » non remises en question « ne nous feront pas grandir…

    Le Web participtif, c’est aussi écouter et respecter ce que l’autre a à dire même si on n’est pas d’accord.

    Sans rancune.

    Comment par Jean-Michel Perron — 4 février 2010 @ 12 h 25 min

  5. En ce qui concerne le site de Tourisme Mauricie, une fois enlevé le nombre de visteurs n’ayant visité qu’une de nos pages, cela nous laisse toute de même une augmentation de plus de 50% du nombre de visites « qualifiées », ce qui constitue une performance plus que probante à nos yeux. De plus, la grande perméabilité de notre site aux moteurs de recherche fait que nous sommes beaucoup plus présents dans les résultats et que, ce faisant, il se peut qu’en touchant un beaucoup plus public large, nous augmentons de fait le risque de moins de pertinence. En outre, je ne suis pas prête à dire que la diminution du temps passé sur le site soit dans tous les cas un signe de désintéressement du visiteur qui peut tout aussi bien avoir trouvé plus rapidement ce qu’il y cherchait. Enfin, en ce qui a trait au retour sur investissement, une donnée tangible à notre disposition est que la valeur des hyperliens pointant dorénavant vers notre site est de 2 x celle du montant qui y a été investi, ce qui est plus que satisfaisant. Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle façon de faire nécessite des ajustements et à la vitesse où les technologies et le consommateur évoluent, ce n’est pas prêt de ralentir. Nous sommes dans cette mouvance avec lui et il faudra plus d’une année pour dresser un bilan réaliste.

    Comment par Anaïs Laurent — 4 février 2010 @ 13 h 59 min

  6. Le Web 2.0 n’est pas une fin en soit. Il fait partie d’une stratégie de mix-marketing complète. La vraie nouveauté est que les visiteurs (clients) peuvent donner leurs commentaires et font autorité auprès d’autres visiteurs (clients). Rôle qui était réservé par le passé : aux journalistes jusqu’à tout récemment et à la publicité dans un passé plus lointain. Il offre donc la possibilité de connaître les perceptions des clients et de communiquer avec eux à peu de frais. Par exemple : un hôtelier pour qui plusieurs commentaires disent que les chambres doivent être rénovées devrait (de façon simpliste) : rénover ses chambres et le dire à la communauté avant d’essayer d’inviter le plus de gens possible via la publicité ou autres efforts marketing.

    Mais au final : le produit est et restera le roi!

    Comment par David Gamache Antaya — 4 février 2010 @ 14 h 48 min

  7. Enfin, le chat sort du sac ! Il est temps que la « magie » du web fasse ses preuves, tout comme les médias dits traditionnels ont dû faire leur preuve. Comme le dit si bien Jean-Michel, ce qui compte, c’est le taux de conversion. Combien avons-nous vendu de plus, par rapport à une période similaire comparable ? Bien sûr, le Web est incontournable, essentiel… dans une chaîne de communications. Je vois tellement de gourous du Web actuellement, ils me font penser aux « belles » années de la pub où celle-ci était pour régler tous les maux de nos clients. Bons sang, évitons donc de faire la même erreur et souhaitons que le Web nous rende….plus intelligents ! Bravo Jean-Michel pour oser dire haut et fort ce que beaucoup de gens du milieu dit « traditionnel » pensent tout bas de peur de passer pour encore plus « loosers » qu’ils ne sont perçus actuellement !

    Comment par Gaston Aubre — 4 février 2010 @ 22 h 37 min

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